Basket Elite: Monaco veut parachever sa montée en puissance face au Mans

Basket Elite: Monaco veut parachever sa montée en puissance face au Mans
Les joueurs de l'AS Monaco se congratulent après leur victoire sur les Allemands de Riesen à Athènes, le 4 mai 2018 ANDREAS PAPAKONSTANTINOU

Monaco veut parachever sa montée en puissance en décrochant son premier titre de champion de France de basket dans une série finale au meilleur des cinq matchs contre Le Mans, qui commence mercredi en Principauté.

Depuis son accession à l'élite il y a trois ans, la Roca Team s'est solidement implantée dans le haut du panier. Trois fois vainqueur de la Leaders Cup, le tournoi de mi-saison, elle a aussi remporté à trois reprises la saison régulière du Championnat. Mais ces deux dernières années, elle avait craqué contre toute attente en play-offs, à chaque fois contre Villeurbanne, en demi-finale en 2016 et dès le premier tour en 2017.

Le club, financé par le milliardaire ukrainien Sergei Dyadechko, a changé presque tout son effectif à l'intersaison, ne gardant que Sergiy Gladyr, un compatriote du président, et les intérieurs français Amara Sy et Bangaly Fofana.

"L'objectif de début de saison était de faire mieux que la saison dernière. Cela a été fait en Ligue des champions. C'est le cas aussi en Championnat. Mais là, il faut gagner. On est compétiteur", dit Sy, un vétéran âgé de 36 ans, dont l'équipe a été battue en finale de la C3 dans la salle de l'AEK Athènes au mois d'avril.

Le Mans n'était pas forcément l'adversaire le plus attendu, malgré sa troisième place de la saison régulière. On voyait plus Strasbourg, finaliste malheureux des cinq dernières éditions, voire Villeurbanne, spécialiste des play-offs, mais les Manceaux ont éliminé ces deux équipes: l'ASVEL en quarts de finale (2-1) et la SIG en demie (3-2).

L'équipe sarthoise est clairement outsider, mais peut s'appuyer sur ses deux victoires en saison régulière contre Monaco. La Roca Team l'avait en revanche emporté en finale de la Leaders Cup en février.

- "Ce sera très physique" -

Le MSB compte essentiellement sur ses Américains, Justin Cobbs, Chris Lofton, Romeo Travis, Mykal Riley, qui entourent l'immense pivot franco-sénégalais Youssoupha Fall (2,22 m). L'effectif monégasque est plus varié avec des Américains évidemment (Gerald Robinson et D.J. Cooper surtout), mais aussi un pivot bosnien (Elmedin Kikanovic), un ailier ukrainien Sergiy Gladyr et des Français (Amara Sy, Paul Lacombe, Ali Traoré, Georgi Joseph, Paul Lacombe).

"Ce sera très physique. C'est un peu leur marque de fabrique. Eux et nous sommes deux équipes à connotation défensive. Ce qui ne nous empêche pas d'offrir aussi du spectacle. On a une meilleure équipe. Mais il faut le montrer sur le parquet. D'autant que Le Mans n'a sorti que des gros adversaires", prévient Sy.

"Il s'est passé quelque chose depuis le premier quart contre l'Asvel. La base de notre constance repose sur l'investissement défensif. Quand on met une grosse intensité défensive, on sait qu'"on peut faire mal", confirme l'intérieur du Mans Wilfried Yéguété.

"C’est un vrai challenge de réussir à stopper cette équipe de Monaco. Mais on a confiance en nous. Ils ont l'avantage du terrain (en cas de match 5 ndlr) mais on a montré depuis le début des play-offs qu’on était capable de s'imposer aussi à l’extérieur", dit le Manceau, qui a gagné à Villeurbanne et deux fois à Strasbourg.

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