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La presse espagnole met un coup de pression à Eden Hazard: "Bernabeu t’attend"

La presse espagnole met un coup de pression à Eden Hazard:

résenté par Zinédine Zidane comme un "tueur", Eden Hazard a connu des débuts mitigés au Real Madrid, qui attend beaucoup du Belge pour rebondir en Ligue des champions. La recrue sera-t-elle enfin létale mardi (18h55/16h55 GMT) contre ses compatriotes du Club Bruges ?

"Hazard toujours au point mort", a titré dimanche le quotidien sportif madrilène As: entre une blessure, une déroute subie à Paris (3-0) lors de la 1re journée de C1 et des apparitions assez discrètes, les premiers pas du petit attaquant ont laissé sur leur faim les supporteurs.

Ce mardi, la presse espagnole a rappelé au Brainois que le match face à Bruges est un rendez-vous capital pour lui. "Hazard, Bernabeu t’attend", peut-on lire en Une du quotidien sportif espagnol Marca. De son côté le média AS, a repris une déclaration du capitaine des Diables Rouges: "Moi aussi, j’attends plus de moi."

"Je sais que les premiers mois ont été compliqués", a par ailleurs reconnu l'international belge lundi en conférence de presse.

"Il y a eu ma blessure, tout le monde s'attend à ce que je marque trois buts à chaque match... Il faut un peu de temps, à moi de donner le maximum à l'entraînement, de prendre du plaisir sur le terrain comme je l'ai fait toute ma carrière et les buts vont venir, les beaux gestes vont venir", a-t-il promis.

Les buts et les "beaux gestes", voilà pourquoi le Real a dépensé plus de 100 M EUR pour l'ancien joueur de Chelsea (28 ans), censé être la tête d'affiche du second mandat de Zidane sur le banc madrilène. L'entraîneur français, qui en avait fait sa priorité pour reconstruire un Real en fin de cycle, l'a même décrit comme "un tueur quand il a le ballon".

"Nous attendons plus de lui" 

Du coup, les attentes sont élevées: 40.000 à 50.000 supporteurs se sont massés dans les tribunes du stade Santiago-Bernabéu mi-juin pour accueillir en grande pompe le demi-finaliste du Mondial-2018 et meilleur joueur de la dernière édition de la Ligue Europa, remportée avec Chelsea.

"Eden sait que nous attendons plus de lui", a résumé Zidane lundi en conférence de presse. "Mais il faut rester tranquille. Je ne suis pas préoccupé, il va s'imposer ici et être très bon."

En attendant, l'adaptation du Belge met un peu plus de temps que prévu: la presse espagnole a critiqué son poids au sortir de l'été et l'attaquant a commencé la saison par une blessure à la cuisse gauche qui a tronqué sa préparation.

Résultat: seulement quatre matches officiels joués avec sa nouvelle équipe, aucun but, aucune passe décisive.

"Eden est un joueur de classe mondiale", l'a défendu lundi le gardien de Bruges Simon Mignolet, qui l'a côtoyé en sélection. "Il a besoin de temps pour s'adapter mais je suis sûr qu'avec ses qualités il pourra triompher", a dit l'ancien portier de Liverpool en conférence de presse.


Le déclic 

A l'image d'Eden Hazard, le Real n'a pas très bien débuté sa campagne en Ligue des champions: humilié par le PSG, le club aux 13 sacres en C1 a subi sa pire déroute européenne avec Zidane sur le banc.

Mais l'entraîneur français a réussi à redresser la barre en Liga, enchaînant deux victoires probantes contre Séville (1-0) et Osasuna (2-0) et un match nul musclé dans le derby contre l'Atlético (0-0). Reste désormais à rebondir dans le groupe A de la C1 alors que se profile la réception de Bruges, présenté comme l'adversaire le plus abordable de la poule.

De quoi permettre à Hazard de redevenir un "tueur" ? Le Belge espère un déclic mardi.

"Quand je vais commencer à marquer, à être décisif, à faire des bons matches, ça va s'enchaîner tout simplement. Voilà ce qui me manque, un bon match, un but, une passe, quelque chose pour lancer ma saison", a-t-il prévenu, sans se laisser envahir par le pessimisme.

"Je n'ai pas de doute sur mes capacités, mes qualités. Je sais que je suis un très bon joueur. Quand je dis que ça marche à la confiance, une fois que je serai en confiance, je donnerai le meilleur de moi-même sur le terrain", a-t-il conclu.

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