En ce moment
 

La presse française élogieuse envers leurs "copains les Belges": "Héroïques", "remarquables"

La presse française élogieuse envers leurs

De nombreux éditorialistes français ont sorti leur plume pour rendre les honneurs à notre sélection et à notre pays. S'il est normal, sous l'émotion, d'être mauvais perdant ce matin en Belgique, les Français se montrent, eux, beaux gagnants. Morceaux choisis:

"Une semaine durant avant le match fatidique, nous nous sommes auto-conditionnés essayant de trouver la faille, la différence, le début d'une aspérité rouvrant la boîte aux clichés. L'accent et les frites, les Wallons et les Flamands, le waterzoï et le Manneken Pis, sans oublier la plus longue vacance de gouvernement enregistrée sur ce bon vieux continent, tout fut bon pour railler. C'est ingrat. Comment ne pas aimer un peuple qui a nous offert Simenon, Brel, Hergé et Charline Vanhoenecker ? Un plat pays patrie du surréalisme et de l'art du compromis, où l'on dit "savoir" plutôt que "pouvoir" et qui, au terme de "nonantes" minutes haletantes, a l'élégance de nous laisser gagner. Une fois, mais la bonne", écrit ce matin Denis Daumin dans La Nouvelle République du Centre Ouest.


"Les Belges héroïques"

"À la 50e minute, quand, comme Lilian Thuram en 1998, jaillit un défenseur fulgurant. Samuel Umtiti parisien pulvérise Gros Minet bruxellois. La messe est dite. Le génie français se déploie. Kylian Mbappé fait des petites déviations paradisiaques. Les Bleus tiennent le score. Les frangins belges se battent comme de beaux diables. Une fois de plus, Hugo Lloris sauve la France. Pour les Belges, héroïques, les carottes, pardon, les frites sont cuites. La finale sera française", écrit Alain Dusart, de l'Est Républicain.


"On leur pardonne d'avoir battu nos copains les Belges"

"Ces Bleus-là avaient bien caché leur jeu. Ils nous ont bien eus. La surprise est autant venue des performances que des hommes. L'équipe est sympa. Ces petits jeunes sont polis, reversent leurs primes à des associations, descendent du bus quand il le faut, ne traitent pas Deschamps de fils de pute dans les vestiaires et ne font pas venir des mineures dans leurs chambres. Ils attaquent quand il faut, défendent d'arrache-pied, mettent du coeur à l'ouvrage. En clair, ils ont réconcilié les Français avec leur équipe nationale. Ce qui pouvait sembler une gageure il y a quinze jours. Alors ce soir, on leur pardonne d'avoir battu nos copains les Belges", écrit Sébastien Lacroix de L'Union.


"Mieux encore que les Belges, pourtant remarquables"

"Fêtons cette qualification. Mais le job n'est pas terminé. C'est, dans la tête des Bleus, la finale qui est en approche. Comme un besoin, comme une passion. Parce que le talent ne s'exprime jamais mieux qu'en équipe. Et que le secret de l'équipe de France, sans aucun doute, mieux encore que les Belges, pourtant remarquables, c'est d'être un collectif qui gagne ensemble", explique Jean Levallois dans La Presse de la Manche.

D'autres éditorialistes préféraient souligner la force de l'équipe de France et se voient déjà ramenant le trophée à Paris comme en 1998.


"Kanté symbole de cette campagne en Russie"

"Plus que la flamboyance de ses attaquants, il semble bien que c'est pour sa capacité à endurer, à plier sous l'effort, à répondre coup par coup que l'équipe de France est arrivée si près du sommet. Cette équipe maîtrise toute la géométrie du football. Elle coupe les trajectoires. Son gardien trace des parallèles dans les airs. Des obliques de Griezmann aux diagonales de Pogba, elle quadrille l'espace avec une patience d'arpenteur. Son joueur le plus emblématique est aussi le plus discret de la bande. N'Golo Kanté, infatigable avaleur de kilomètres, est devenu le symbole vivant de cette campagne de Russie", estime Jean-Louis Hervois dans La Charente Libre.


"De grandes chances" de gagner en finale

"Dans l'euphorie, on a fini par oublier le rôle déterminant du sélectionneur, Didier Deschamps. Il a été sévèrement critiqué, y compris par des anciens de la campagne de 1998, par son manque d'imagination et d'ambition dans la gestion de son groupe. La médiocrité des Français en phase de poule avait apporté une forme de crédit à ces critiques. Depuis les huitièmes de finale, il a fait jaillir une grande équipe, comme s'il avait caché son jeu avant d'abattre ses cartes, dont celles de la jeunesse et du talent de ses hommes. La grande équipe a de bonnes chances de devenir une... très grande équipe à la fin de la semaine", estime Patrice Chabanet dans Le Journal de la Haute Marne.

Vos commentaires